Réforme 2026 · réponse honnête

Le CEB est-il plus difficile avec le nouveau référentiel ?

Sur le papier, le CEB 2026 n’est pas plus difficile que les années précédentes : le format des questions est identique et le seuil de réussite reste de 50 % par matière. Le principal changement de règle est que les sciences et la formation historique et géographique comptent désormais séparément, et non plus regroupées sous l’« éveil ». Le relèvement du seuil à 60 % n’interviendra qu’en 2027. Et il est encore trop tôt pour dire si l’épreuve 2026 a été plus exigeante : les résultats ne sont pas encore connus.

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Ce qui ne change pas en 2026

Commençons par ce qui rassure, car l’essentiel ne bouge pas. Le format des questions reste le même : votre enfant retrouvera des questions à choix multiples, des questions à réponse brève et des questions à réponse construite, comme les années précédentes. Il n’y a pas de type d’exercice inédit qui changerait la nature de l’épreuve.

Le seuil de réussite ne change pas non plus : il reste fixé à 50 % par matière évaluée. Le CEB n’est pas un concours où il faudrait être « le meilleur » : c’est une vérification des acquis de la fin de sixième primaire, conçue pour être atteignable par la plupart des élèves qui s’y préparent. Le détail des livrets, des durées et du matériel autorisé est sur la page des épreuves du CEB.

Ce qui change vraiment

Le CEB 2026 est la première édition basée sur les Référentiels du Tronc commun de la Fédération Wallonie-Bruxelles, avec une période transitoire prévue pour 2025-2026 et 2026-2027. Voici les changements concrets, ancienne règle face à la règle 2026.

Sciences et histoire-géo : deux seuils distincts

Avant

Sciences et histoire-géo regroupées sous « l’éveil », avec un seuil cumulé : une faiblesse dans l’une pouvait être compensée par l’autre.

En 2026

Deux exigences distinctes : sciences (≥ 50 %) et formation historique et géographique (≥ 50 %) comptent séparément. Une faiblesse dans une seule des deux n’est plus « rattrapée » par l’autre.

Un nouveau référentiel, plus explicite

Avant

Référentiels Socles de compétences (2013).

En 2026

Référentiels du Tronc commun de la Fédération Wallonie-Bruxelles, plus explicites sur les attendus. 2026 en est la première édition (période transitoire prévue pour 2025-2026 et 2026-2027).

Deux questionnaires distincts

Avant

Un seul questionnaire.

En 2026

Deux questionnaires distincts : un pour la 6e primaire (nouveau programme), un pour le 1er degré différencié (ancien référentiel).

Un calendrier avancé

Avant

Épreuve courant juin, dates variables.

En 2026

Épreuve du 18 au 23 juin 2026 (plus tôt que d’habitude), résultats communiqués aux directions le 25 juin.

Le changement le plus concret pour votre enfant est le premier : un élève fragile dans une seule des deux matières (sciences ou histoire-géo) n’est plus « rattrapé » par l’autre. Concrètement, il faut désormais atteindre 50 % dans chacune des deux, séparément. Pour comprendre la logique d’ensemble du nouveau programme, voir notre page sur le référentiel du Tronc commun.

À noter aussi : en 2026, quatre disciplines sont évaluées, à savoir les mathématiques, le français, les sciences et la formation historique et géographique. Les autres champs (numérique, formation économique et sociale, éducation culturelle et artistique) ne sont pas évalués en 2026 et viendront progressivement.

Le vrai durcissement, c’est pour 2027

Si l’on cherche le changement qui rendra l’épreuve plus exigeante, il est devant nous, pas derrière : c’est à partir de 2027 que le seuil global doit passer à 60 %, tout en gardant un minimum de 50 % par matière. Autrement dit, la barre monte, mais aucune matière ne pourra être « sacrifiée » sous les 50 %.

Pour le CEB 2026, ce relèvement ne s’applique pas : le seuil reste à 50 % par matière. C’est un point souvent confondu dans les discussions entre parents, il vaut donc la peine de le redire clairement : 60 %, c’est pour 2027, pas pour cette année.

Est-ce vraiment plus dur ? Ce que disent (et ne disent pas) les chiffres

La tentation est grande de conclure « c’est plus difficile » dès qu’un référentiel change. Mais soyons rigoureux : les résultats du CEB 2026 ne sont pas encore connus, il est donc impossible d’affirmer que l’épreuve de cette année a été plus exigeante. Toute affirmation chiffrée sur 2026 serait, à ce stade, une supposition.

Ce que l’on peut regarder, ce sont les années passées. Le taux de réussite global était de 88,17 % en 2023, 87,22 % en 2024 et 86,90 % en 2025 : une légère baisse continue, mais antérieure au nouveau référentiel. Elle ne peut donc pas être attribuée à la réforme.

Moyennes par matière en 2025

  • Mathématiques75,57 %
  • Français73,77 %
  • Éveil69,42 %
  • dont sciences68,71 %
  • dont histoire-géo70,35 %

Ces moyennes 2025 portent encore sur « l’éveil » cumulé. Comme sciences et histoire-géo comptent désormais séparément, un élève proche de la moyenne dans l’une des deux gagne à ne pas la négliger.

En résumé : sur le papier, rien n’indique un CEB 2026 « plus difficile ». La seule certitude est une nouvelle règle de comptage (deux seuils séparés) et un cap de difficulté annoncé pour 2027. Le reste relève de l’attente des résultats.

Comment réviser dans ce contexte

La bonne nouvelle, c’est que la méthode ne change pas : réviser un peu, régulièrement, en retravaillant ses erreurs reste le levier le plus efficace. Trois points méritent toutefois une attention particulière cette année.

  • Utiliser les anciens CEB comme entraînement complémentaire, pas comme modèle : certaines notions sont hors du nouveau programme et les nouveautés ne sont pas intégrées. Ils restent utiles pour les conditions d’examen, la gestion du temps, les formats de questions et les bases en maths et en français.
  • Cibler les sciences ET l’histoire-géo séparément : puisque chacune a son propre seuil de 50 %, mieux vaut ne pas laisser une des deux en retrait en comptant sur l’autre.
  • Dédramatiser : le message des spécialistes relayé dans la presse est « pas de stress inutile » (le psychopédagogue Bruno Humbeeck). Un enfant serein et reposé donne le meilleur de ce qu’il a appris.

Pour un plan de révision concret, semaine par semaine, et des conseils par matière, voir comment réussir le CEB. Et si l’épreuve se passe mal malgré tout, rien n’est joué : on explique les voies possibles sur la page CEB raté, que faire.

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Questions fréquentes

Le seuil du CEB passe-t-il à 60 % en 2026 ?

Non. En 2026, le seuil de réussite reste de 50 % par matière évaluée, comme les années précédentes. Le relèvement à 60 % est prévu à partir de 2027, tout en gardant un minimum de 50 % par matière. En 2026, rien ne change sur ce point.

Peut-on réviser avec les anciens CEB ?

Oui, en complément. Les anciennes épreuves ne doivent pas être prises comme modèle (certaines notions sont hors du nouveau programme et les nouveautés ne sont pas intégrées), mais elles restent un entraînement utile : se mettre en conditions d’examen, gérer le temps, se familiariser avec les formats de questions et consolider les bases en maths et en français.

Que se passe-t-il si mon enfant rate le CEB 2026 ?

Rater l’épreuve ne bloque pas le parcours. Le jury de l’école délibère sur le dossier de l’élève et peut accorder le certificat. Et depuis 2026, les élèves sans CEB intègrent la 1re secondaire commune avec un accompagnement renforcé. Les parents disposent aussi d’un droit de recours.